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22/12/2020

Recensement de 1561

Savez-vous que nous connaissons précisément la liste des habitants de Rognaix en 1561 ? Le duc Emmanuel-Philibert avait en effet exigé dans toute la Savoie un recensement exhaustif de la population et du bétail, dans le cadre de l’instauration de la gabelle du sel. L’écriture de l’époque rend ces documents particulièrement difficiles à déchiffrer, mais ils sont remarquablement bien conservés aux Archives départementales de la Savoie.

 

Dénombrement de la population à l’occasion de la gabelle du sel : il y a 39 feux soit 163 personnes dont 3 pauvres : 135 personnes de plus de 5 ans, 19 enfants de moins de 5 ans, 8 misérables et 1 absent. On note 5 bœufs, 81 vaches, 32 moges, 33 mogeons, 185 moutons et 135 chèvres. (ADS SA 2086 et 2088 transcription Marius Hudry). Source: Généawiki

 

 

Le recensement de la population en 1561 à Rognaix  

 

 Quelle était la population de Rognaix au 16e siècle ? Quels noms de familles trouvait-on ? Quelles étaient les activités exercées ? Commune riche ou commune pauvre ? Pour répondre à ces questions, nous disposons aux Archives départementales de la Savoie d’un document exceptionnel : un recensement de tous les habitants et de leur bétail, effectué en 1561 pour l’administration de la gabelle du sel.

 

Le contexte historique 

  Au milieu du 16e siècle, le territoire des États de Savoie comprend approximativement les territoires actuels de la Savoie, la Haute-Savoie, le Bugey, la Bresse, le Val d’Aoste, le Piémont et le Comté de Nice. De 1536 à 1559 ce duché de Savoie est occupé par la France de François 1er. Lorsqu’en 1559 le duc Emmanuel-Philibert retrouve ses États occupés depuis quinze ans,  il aspire à une reconstruction politique et financière qui passe notamment par l’instauration d’un impôt régulier et permanent. A cette époque, les besoins d’argent étaient assurés par des levées d’impôts irrégulières et selon des modalités particulières qui devaient être débattues et entérinées  par le Conseil des trois États (représentants de la noblesse, du clergé et du peuple). Ce dernier allait se réunir pour la dernière fois en juillet 1560, une nouvelle ère de la fiscalité s’ouvrant : le duc Emmanuel-Philibert décide de mettre en place dès 1561 un impôt indirect et permanent sur une denrée vitale, le sel. C’est la fameuse gabelle du sel.

 

Mise en place de la gabelle du sel en 1561

 

  Le duc instaure d’abord en 1560 des greniers à sel ducaux. Ce sont des entrepôts de vente, tenus par des commis d’État,  vers lesquels on achemine du sel en provenance essentiellement du midi de la France, la Savoie n’ayant pas les ressources nécessaires. Chaque famille sera tenue d’y acheter son sel. Le 19 août 1561 un édit fixe une quantité minimum de sel que chaque chef de famille doit « lever » par « quartier », c’est-à-dire acheter chaque  trimestre, en fonction du nombre de personnes dans sa famille. Cette quantité est de 23 livres 4 onces par an et par personne, poids de Chambéry (soit11,4 kilogrammes) , au coût de 25 sols (dont 60% correspondent à l’impôt et 40% au prix de revient du sel).  Pour s’assurer de l’acquittement de cet impôt par chaque famille, celles-ci sont toutes recensées en 1561-1562, de façon à pouvoir mettre à l’amende celles qui n’auraient pas souscrit à leurs obligations. Plusieurs commissaires sont chargés d’organiser ce recensement, appelé à l’époque « dénombrement ». Ils doivent pour cela en appeler aux autorités locales (châtelains, syndics, curés etc.). Les nobles et les ecclésiastiques ne sont pas exemptés de l’impôt, là aussi c’est une nouveauté en matière fiscale. Seuls sont exemptés les enfants de moins de cinq ans ainsi que les familles « pauvres et misérables », n’ayant « ni métier ni art », et possédant moins de 250 florins de biens (limite du niveau de survie à l’époque). Enfants et misérables doivent néanmoins être recensés de façon distincte. Dans de nombreuses paroisses on recense également le bétail, bien qu’il ne rentre pas en compte dans le calcul de la gabelle. 

 

Le recensement de Rognaix 

     

 En Tarentaise, c’est le commissaire DETARD qui est désigné pour dresser le dénombrement des habitants. Les recensements sont  effectués par paroisses, chacune faisant l’objet d’un cahier de dénombrement. Les paroisses sont des entités territoriales religieuses, avec leurs fidèles, leur curé, leur église, leur cimetière et leurs chapelles. À ne pas confondre avec les communautés d’habitants, ensemble de communiers qui possèdent de façon collective et indivisible des biens communaux (terres, fours, sources, etc.). 

 

Constitution du document

 

Le document consiste en une énumération des membres de chaque feux, c’est-à-dire de chaque famille, chacune d’elles étant séparée par un saut de ligne On commence par le chef de famille (prénom, nom, voire métier) , puis selon la structure familiale, suivent les prénoms et liens familiaux de chacun des membres : épouse, collatéraux, enfants etc. Le nom de jeune fille des femmes mariées ou des veuves n’est jamais mentionné. L’âge n’est indiqué que pour les enfants de moins de cinq ans, qui seront exemptés de la gabelle. Autre exemption, celle des familles indigentes qui sont annotées en marge par la lettre « M » signifiant misérables. Après les membres de la famille, on trouve éventuellement la mention de serviteurs. Le bétail est ensuite recensé, il l’est même quelquefois avant les serviteurs. Parfois est également porté en marge un nombre de florins, dont on ne sait la signification, peut-être s’agit-il d’un montant déjà acquitté par la famille.

 

 Les noms de famille

Les noms de familles par ordre décroissant de leur nombre

Paroisse de ROGNIEX

(.... familles)

Nombre de familles

Portant le nom de

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A VENIR!!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 Les prénoms attribués

 

Comme pour les noms de familles, la répartition des prénoms est très inégale. Le choix d’un prénom au 16e siècle est fortement influencé par la religion et il révèle une société profondément catholique. Il y a d’abord de « grands » prénoms que l’on retrouve très fréquemment, partout en Savoie ; ce sont des noms de personnages bibliques ou de saints.

Bon nombre de prénoms sont mixtes : Claude, Anthoine, Ayme, Guillaume, George etc.

Toutes les personnes sont recensées par leur prénom, sauf le personnel de service.

 

 

Glossaire de quelques mots

 

 Châtellenie : circonscription administrative, judiciaire et militaire dont le territoire regroupe généralement plusieurs paroisses. Le châtelain en est le responsable.

 Commune : circonscription administrative actuelle dont le territoire correspond plus ou moins aux anciens territoires qui étaient ceux des paroisses et des communautés d’habitants.

 Communauté d’habitants : ensemble d’habitants (appelés communiers) ayant des droits et des devoirs sur un territoire comprenant un certain nombre de biens communaux (terres, moulins, fours etc). Ce territoire correspond plus ou moins à celui de la paroisse.

 Famille nucléaire : famille constituée autour d’un couple marié.

 Famille polynucléaire : famille comprenant plusieurs couples mariés.

 Famille élargie : famille recueillant un oncle, une nièce, un cousin, un aieux, un orphelin etc.

 Feu : ensemble de contribuables fiscaux, correspondant en général à une famille voire à une communauté religieuse ou hospitalière. Ce mot est donc souvent utilisé en leu et place du mot « famille ».

 Florin : monnaie de compte utilisée en Savoie jusqu’en 1717, remplacé ensuite par la Livre.

1 Florin = 12 sols           1 sol = 12 deniers                5 Florins = 1 écu.

 Gabelle : impôt indirect sur un produit de consommation (sel, viande, tabac etc.)

 Moge (ou Mouge) : génisse.

 Mogeon : jeune génisse.

 Paroisse : circonscription religieuse sous la responsabilité d’un curé assisté éventuellemnt d’un vicaire qui peut le représenter. Le territoire correspond plus ou moins à celui de la communauté d’habitants.

 Prêtre : ecclésiastique en charge de chapelles, de messes ou autres fonctions qui ne relève pas de celles d’un curé dans le sens où il n’est pas le responsable de la paroisse.

 

 

TRANSCRIPTION

 

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 Transcription des premières lignes

Description et denombrement des manants et habitans en la paroasse de Rogniex ensemble du bestal  prenant scel par eulx possede faict par moy commissaire soubz signes es presence de messire Jehan ....

 

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Sources: Archives de la Savoie et aide précieuse pour la transcription de la thèse de doctorat soutenue par Bruno Gachet à l’Université de Savoie en 2009

16/11/2020

Liste nominative du recensement de la population, 1975

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Liste nominative du recensement de la population, 1926

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Liste nominative du recensement de la population, 1931

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Liste nominative du recensement de la population, 1936

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Liste nominative du recensement de la population, 1946

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Liste nominative du recensement de la population, 1968

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06/11/2020

06 Gabelles. Consignes du sel 1784 ROGNAIX

Pour toutes les communes de la province de Moutiers, par ordre alphabétique, indiquant, pour chaque famille, les noms des membres qui la composent, les bestiaux des différentes espèces

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Source: Archives de la Savoie, cote C 1038 vues 729 à 736

 

15/11/2015

Rituel du cochon

 

La tue-cochon ou tuaille du cochon est une tradition dans les campagnes européennes qui consiste à abattre le cochon de la ferme.

Répandue depuis l'Antiquité, cette coutume populaire, coïncidant généralement avec les mois les plus froids de l'hiver, revêt des caractéristiques différentes selon les lieux. C'est une activité artisanale, faite à la main. Commune dans de nombreux pays européens, elle permet de nourrir une famille en viande et charcuterie pendant une année. Mais à côté de cet aspect économique, elle a en même temps un côté festif et de célébration.

Cette tradition est toujours permise, à condition que le cochon ait été élevé dans la ferme et soit destiné à la consommation familiale, grâce à une dérogation aux règles légales qui imposent l'abattage des animaux d'élevage destinés à la commercialisation dans des abattoirs agréés. En France cette dérogation est prévue par l'article R231-15 du Code rural[1].

Source: Wikipédia

 

A ROGNAIX

Photographié d'après originale mise à disposition par Ginette POUX épouse DUCROZ de la Ville

Albert GUILLOT, Léon POUX, Fernand MERCIER et Louis GUILLOT X.jpg

14/11/2015

Photos femmes

Photographiée chez Madame Ginette POUX épouse DUCROZ à la ville; printemps 2015

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De gauche à droite; Edith TARTARAT, Marie Noémie MICHEL, Claire CRETET, Marie-Louise CRETET, Hélène COLLIARD, Gilberte COLLIARD, Jeannette MICHEL, Lucie COLLIARD soeur d'Hélène, Raymonde COLLIARD et Césarine POUX