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06/01/2013

Eglise paroissiale Saint-Martin

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La reconstruction, sur des fondations anciennes, de l’église de Rognaix, fut donnée à prix-fait ( voir chapitre consacré), le 19 mai 1687, à trois maîtres maçons de Pussy, Félix à feu Jean Michel, Jean à feu Jean Silvoz, Jean à feu Jean Coller ; la nouvelle église fut consacrée le 22 août 1699 par Mgr Millet de Challes, archevêque de Tarentaise.

 Régulièrement orientée, elle se compose d’une nef unique de deux travées et d’un chœur un peu moins large, long d’une travée à chevet droit. Elle est couverte d’une voûte d’arêtes que renforcent dans le chœur des nervures secondaires en étoile, réunies sur des boutons stuqués : de profonds pilastres engagés dans les murs goutterots reçoivent les doubleaux simples, les arêtes de la voûte, et les arcs formerets.

L’éclairage est fourni par des fenêtres en plein cintre.

L’extérieur offre la même simplicité que l’intérieur ; le clocher flanque le chœur au nord ; il est ajouré de baies en plein cintre et couvert d’une flèche pyramidale. La porte occidentale est en plein cintre ; à droite, un bénitier porte la date de 1710.

 

Mobilier

 La pièce maîtresse en est constituée par le retable du maître-autel, donné à prix-fait  ( voir chapitre consacré) par la paroisse à Claude, fils de feu Claude-Antoine Marin, de Flumet, et à Jacques Clairant, le 24 août 1698. Le contrat paraît d’ailleurs avoir subi de sérieuses modifications, ou le meuble lui-même avoir été remanié ; sa description ne correspond plus exactement aux intentions de prix-fait.

Haut d’un étage, il est divisé en trois compartiments par quatre colonnes torses à pampres et lauriers. Les deux panneaux latéraux, légèrement concaves, sont creusés de niches où ont pris place des statues : seule, celle d’un saint évêque est ancienne ; l’autre ayant été remplacée par un Sacré-Cœur de plâtre. Dans le cintre qui surmonte le compartiment central a été représentée l’Assomption, et le corps de cet étage est consacré à la Sainte-Trinité, traitée en bas-relief. Teintes de base : gris et vert cendré.

 

Autre mobilier

 Chaire en bois décoré

Christ en croix

Statue de Saint Nicolas, bois sculpté et peint

 

Toutes ces œuvres relèvent de la période baroque. En 1766, un retable de Rosaire avait été commandé en outre à deux Italiens (?), Giovan et Carlo Lisandrino ; il n’est plus en place aujourd’hui.

 

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Source : Les chemins du sacré: Livre 1 : L'art sacré en Savoie

 

Par Raymond Oursel


Réécrit par Philippe MICHEL le 5 janvier 2013 pour mettre en ligne

 

 

Photos: Philippe MICHEL

 

 

En 1893, Dans un mémoire destiné à l'évêque, le prêtre de la paroisse note que depuis la dernière visite pastorale (en 1889). "Le clocher, habillé à neuf, a reçu une gracieuse flèche de 9 m de haut, un beffroi tout neuf et une cloche fondue chez les Paccard, parlant en fa dièse. Le tout a coûté près de 5 000 francs".

 

 

 Source : Généawiki